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Si on devait se présenter devant les tribunaux … If we have to go to court - Michel Richard

(English version follows)

Si on devait se présenter devant les tribunaux…

L’introduction d’un régime de pension à risque partagé a été malmené par le gouvernement du Nouveau-Brunswick à compter de la première heure du débat. Le ministre des finances aurait admis publiquement que le processus aurait dû inclure la participation des pensionnés visés et il s’en est excusé devant les intéressés lors de rencontres publiques. Depuis, des représentants volontaires des pensionnés visés sous la formule de la coalition ont eu l’occasion de se faire entendre, mais le ministre des finances a admis qu’il allait aller de l’avant vers l’implantation de système de retraite à risque partagé même s’il s’agit d’une violation des contrats signés par ce même gouvernement. Alors il est fort probable que le dossier sera présenté devant les tribunaux.

Devant le scénario où le dossier devait être présenté devant la cour,  le gouvernement va utiliser les fonds publics pour payer les avocats du gouvernement dans l’affaire du gouvernement du Nouveau-Brunswick vs les fonctionnaires retraités et donc puisque les retraités sont des contribuables ils vont eux-mêmes forcément contribuer financièrement à leur opposition.

Le ministre des finances reconnait que les retraités devraient avoir le droit de présenter leurs points de vue dans le débat du système de retraite à risque partagé que propose le gouvernement du Nouveau-Brunswick.

Contrairement à un processus de négociation syndicale, le débat concernant l’introduction d’un système de retraite à risque partagé devrait être considéré comme un débat entre deux groupes professionnels intéressés et visés, en l’occurrence, les fonctionnaires du gouvernement provincial et les anciens fonctionnaires du même gouvernement provincial.

Les deux côtés du débat devraient avoir les ressources égales pour présenter leur côté respectif devant la cour. La situation est tout au contraire, le gouvernement a accès aux ressources illimitées de la bourse publique, tandis que les retraités ne sont même pas représentés formellement ou encore n’ont aucune ressource financière à leur disposition.

Si le ministre des finances est sérieux et honnête avec les retraités et lui-même lorsqu’il dit vouloir donner aux retraités visés l’occasion de bien faire connaitre leurs points de vue, qu’il accepte de leurs donner les ressources égales au gouvernement pour se faire entendre devant la cour.

Si les deux côtés n’ont pas accès aux mêmes outils pour alimenter le débat devant la cour le résultat final sera toujours questionné et sera vue par les intéressés et par la population générale comme une décision politique. Au contraire, si les deux groupes avaient les ressources égales pour présenter leurs arguments respectifs devant la cour la décision finale serait mieux respectée par tous les intéressés.  Si le ministre est confiant qu’il a raison, qu’il soit invité à avoir un débat juste et égal avec les principaux intéressés.

J’aimerais proposer que l’on demande au ministre des finances de donner au groupe de retraités accès aux ressources égales pour présenter leur point de vue devant la cour.  À mon avis il serait tout à fait légitime d’assigner, à compter des fonds publics, aux deux groupes les ressources égales et nécessaires pour assurer un dialogue moral et une conclusion légale.

Si le ministre accepte cette proposition on pourra dire qu’il est honnête et sérieux de vouloir trouver une solution dans la légalité, mais s’il devait nous refuser des ressources égales on dira qu’il a fait la guerre contre ses propres citoyens sans défense.  Laissons-lui la décision d’accepter ou de refuser. Lui et son gouvernement seront jugés selon la décision.

Michel Richard, un retraité déçu

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September 6, 2013

If we have to go to court …

The New Brunswick government botched the introduction of a shared-risk pension plan from the very beginning. The Minister of Finance admitted publicly that the process should have included participation from the pensioners in question, and he apologized to them at public meetings. Since, volunteer representatives of the affected pensioners have, through the coalition, had a chance to make themselves heard, but the Minister of Finance admitted that he was going ahead with implementing a shared-risk pension scheme even though it violated contracts signed by the very same government. This means that it is quite probable that the matter will go to court.

If it does indeed go to court, the government will use public funds to pay government lawyers to represent the government of New Brunswick against retired civil servants, and so because the retirees are taxpayers they will themselves be forced to contribute financially to their opponents.

The Minister of Finance recognizes that retirees should have the right to present their points of view in the debate surrounding the shared-risk pension system proposed by the government of New Brunswick.

Unlike a collective bargaining process, the debate concerning the introduction of a shared-risk pension system should be considered as a debate between two concerned and affected professional groups, that is, provincial government civil servants and former civil servants of the same provincial government.

Both sides of the debate should have at their disposal equal resources to present their respective sides before the court. The very opposite is happening: the government has access to the unlimited resources of the public purse, while the retirees aren’t even formally represented and don’t have any financial resources available to them.

If the Minister of Finance is serious and honest with retirees and himself when he wants to give the affected retirees an opportunity to make their points of view known, he should agree to give them resources equal to those of the government to make themselves heard before the court.

If both sides don’t have access to the same tools to fuel the debate in court, the final result will always be questioned and will be seen by those involved and the general public as a political decision, but if both groups have equal resources to present their respective arguments in court the final decision will be respected more by all concerned. If the Minister is sure he is right, invite him to a fair and equal debate with those most concerned.

I would like to propose that the Minister of Finance be asked to give the retirees’ group access to equal resources to present its point of view before the court. To my way of thinking it would be quite reasonable to assign the two groups, with public funds, the equal and required resources needed to ensure a moral dialogue and a legal conclusion.

If the Minister accepts this proposal we’ll know that he is honest and serious about wanting to find a legal solution, but if he refuses to grant us equal resources then we’ll see that he has declared war on his own, defenseless citizens. Let him choose to agree or refuse. He and his government will be judged based on that decision.

Michel Richard, Dieppe. A concerned citizen.